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Politique
Articles détaillés : Politique du Maroc et Liste
des partis politiques au Maroc.
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Le roi Mohammed VI et le président
américain George W. Bush, le 23 avril
2002 à la Maison Blanche. |
Le Maroc est une monarchie
constitutionnelle . Sa constitution est celle
proclamée en décembre 1962 par Hassan II.
Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en
1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les
pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent
toujours limités sur certains points.
En effet, l’essentiel du pouvoir est concentré
entre les mains du roi, monarque héréditaire,
qui nomme le premier ministre en tenant compte
de la majorité du parlement.
Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par
le gouvernement. Le pouvoir législatif,
bicaméral, est exercé par la chambre des
représentants composée de 325 membres élus tous
les cinq ans au suffrage universel, et la
chambre des conseillers qui comprend 270 membres
renouvelés par tiers tous les trois ans.
La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir
en forte mutation depuis quelque années, grâce à
la création de nouvelles juridictions
spécialisées( tribunaux administratifs,
tribunaux de commerce). |
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Droit des femmes
Articles connexes : Droits de l'homme au Maroc
et Moudawana.
Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des
réformes sur la condition de la femme ont été
accomplies. Suite aux luttes du mouvement
féminin et du mouvement démocratique et malgré
la farouche résistance opposée par le mouvement
intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed
VI a joué un rôle d’arbitre en sa qualité de
commandeur des croyants qui lui est conféré par
la constitution marocaine. Il constitua une
commission consultative royale qu’il a chargé de
répondre aux attentes des militantes féminines
qui avaient dénoncé toutes les injustices
endurées par les femmes marocaines. Après des
concertations avec toutes les parties concernées
qui ont duré près de trente mois, c’est le roi
qui a tranché en présentant devant le parlement,
le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de
la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté,
amendé et adopté à l’unanimité par toutes les
forces représentées au parlement en janvier
2004.
Le nouveau code de la famille est fondé sur
l’égalité entre les sexes et abolit la tutelle
exercée sur les femmes. La notion de « chef de
famille » est abolie et remplacée par la
co-responsabilité entre les époux.
Le mariage d’une jeune femme n'était possible
qu'en présence de son père en tant que tuteur,
seules les filles ayant perdu leur père
pouvaient se marier sans tutelle : désormais,
une femme peut se marier en toute liberté que
son père soit vivant ou décédé. L’âge légal de
mariage pour la jeune femme a été revu à la
hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour
les filles et les garçons au lieu de quinze ans
auparavant pour les filles. Enfin, et cela
représente une grande avancée, la femme mariée a
le droit d’obtenir le divorce de son mari sans
être obligée comme c’était le cas auparavant de
fournir des preuves et des témoignages pour
justifier les raisons de sa demande.
En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de
la Famille, rend possible pour la mère marocaine
de transmettre la nationalité marocaine de plein
droit et automatiquement à ses enfants nés de
père étranger, dans le cadre d'un mariage.
Le mariage de la marocaine musulmane n’est légal
qu'avec un époux musulman, et un marocain
musulman ne peut se marier avec une
non-musulmane, sauf si sa religion est
monothéiste.
Les marocains de confession juive sont soumis
aux règles du statut personnel hébraïque
marocain.
En 2007, le pays compte un taux d’analphabétisme
à l’échelle nationale de 45,3 %
http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.html
plus élevé chez les femmes et en milieu rural .
Le taux d’activité s’élève à 86,9 % chez les
hommes contre 47,9 % chez les femmes
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Organisations
internationales et régionales
Le Maroc est membre fondateur :
de l’Organisation de l'unité africaine (OUA
devenue Union africaine) mais s’en est retiré en
1984 pour protester contre l’admission de la
"République arabe sahraouie démocratique" ;
du comité Al Qods dont la présidence est assurée
par le roi marocain.
À l'échelle régionale, le Maroc est également
membre de l'Union du Maghreb Arabe, qui réunit
au sein d'une même entité régionale les pays du
Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement
(Maroc, Algérie et Tunisie) ainsi que la Libye
et la Mauritanie. Fondée à Marrakech en 1989,
l'Union du Maghreb arabe a du revoir au fil des
années ses ambitions à la baisse au vu des
dissensions persistantes qui existent entre les
deux principales puissances régionales, à savoir
le Royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège
actuel de l'organisation se trouve à Rabat.
Le Maroc est également membre de l'Union pour la
Méditerranée fondée à Paris le 13 juillet 2008.
Le royaume a en outre fait savoir dans un
premier temps qu'il comptait abriter le siège de
l'UPM. Rabat (ou Tanger pour certains) en donc
en lice aux côtés de La Valette, Marseille,
Barcelone et Tunis.
Le Maroc fait aussi partie de différentes
organisations internationales, dont la Banque
africaine de développement, l’Organisation des
Nations unies, l’Organisation internationale de
la francophonie, l’Organisation mondiale de la
santé, l’Organisation mondiale du commerce et
entretient des liens étroits avec L'Organisation
de coopération et de développement économiques
et l'OTAN |
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Rangs internationaux
L’indice de développement humain du Maroc en
2008(0,706, catégorie « moyen ») le classe à la
127e place.
Standard & Poor's (S&P) a revu à la hausse la
cote financière du Maroc en haussant la note de
sa dette de BB à BB+ en 2005 alors que Fitch
Ratings a attribué le 19 avril 2007 l’Investment
grade au Royaume du Maroc. Selon cette agence,
la cote attribuée au Maroc reflète les progrès
remarquables accomplis aussi bien sur le plan
politique, économique que social au cours des
dernières années, ce qui s’est traduit par des
améliorations sensibles du niveau de vie. |
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Défis du Maroc du XXIe
siècle
Intégrité territoriale
Articles détaillés : Histoire du Sahara
occidental, La Marche Verte et frontière entre
l'Algérie et le Maroc.
Les différends territoriaux entre le Maroc et
deux de ses voisins, l’Algérie et l’Espagne,
sont nombreux et sont le résultat direct de la
décolonisation franco-espagnole.
Le Maroc revendique et contrôle majoritairement
le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur
ce territoire n'est pas reconnue
internationalement. Il y est confronté à un
mouvement indépendantiste sahraoui, le Front
Polisario, soutenu par l’Algérie.
Certains pays soutiennent la revendication du
Maroc, d'autres celle du Polisario (mouvement
séparatiste d'obédience marxiste défendant la
thèse de l'existence d'un peuple sahraoui), la
plupart ne prennent pas parti, en l'occurence,
l'ONU ainsi que la majorité des pays approuve l'intiative
du Maroc en ce qui concerne le plan d'autonomie
pour les provinces du sud [non neutre].
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Espace géographique communément
revendiqué par les tenants de la thèse
du Grand Maroc au vu de la carte de
l'Empire du Maroc avant la colonisation
Franco-Espagnole |
Le Maroc réclame toutes les
positions espagnoles ou Plazas de soberanía sur
ses côtes nord : Ceuta, Melilla, , îles
Chafarinas, l’île Alborán et l'îlot Leila.
La frontière entre l'Algérie et le Maroc, dont
le tracé a été fixé en 1972 par une convention
(ratifiée en 1992 seulement par le Maroc) reste
un sujet de disputes [réf. nécessaire]; la
frontière terrestre reste fermée à tout trafic
depuis 1994 |
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Terrorisme
Le Maroc est confronté depuis plusieurs années
au terrorisme, malgré une présence accrue des
autorités sur le terrain de la lutte
anti-terroriste : l’une des principales cellules
islamistes est le Groupe islamique des
combattants marocains (GICM). Les attentats du
16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 mortset une
centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux
islamistes marocains ont été condamnés à mort
par le tribunal anti-terroriste de Salé pour «
préparation d'actes terroristes au Maroc ».
En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent
Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi
Moumen et trois autres dans le quartier El Farah
le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors
de la deuxième explosion, un a succombé à ses
blessures lors de son transfert à l’hôpital,
l’autre a eu des blessures moins lourdes et a
survécu.
Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s’est
fait exploser devant le Centre américain de
langue, alors qu’un autre s'est fait exploser
quelques secondes après à une centaine de mètres
de lui. Ces explosions n’ont fait aucun mort
sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi
dans la journée à arrêter le chef de la cellule
terroriste ainsi que son adjoint, et a pu
localiser leur laboratoire où ils fabriquaient
les explosifs.
Les attentats de 2007 ont été perpétrés à l'aide
d'explosifs artisanaux de très faible puissance.
Aucun lien entre ces derniers attentats et le
terrorisme islamique international n'a pu être
établi de façon certaine, contrairement aux
attentats de 2003. |
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Voir aussi
Guerre des sables
Sahara occidental
Polisario
Grand Maroc
Béchar
Tindouf
Touat
Frontière entre l'Algérie et le Maroc
Traité de Lalla Maghnia
Histoire de l'Algérie |
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