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Fès
فـاس |
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| Administration |
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Pays |
Maroc |
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Région |
Fès-Boulemane |
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Province |
Province de Fès-Dar-Dbibegh |
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Code postal |
30 000 |
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Maire |
Hamid Chabat (PI) (2009) |
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Gouverneur |
Mohamed Rerrhabi |
| Géographie |
| Latitude |
34° 03′ 00″ Nord
4° 58′ 59″ Ouest / 34.05, -4.983 |
| Longitude |
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Altitude |
217 m |
| Démographie |
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Population |
946 815 hab. (2008) |
| Localisation |
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Fès
Fès ou Fez ( فـاس en arabe) est la troisième
plus grande ville du Maroc, après Casablanca et
Rabat avec une population de 946 815
habitants[1]. C'est l'une des quatre « villes
impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat).
La médina (vieille ville), un exemple modèle
d'une ville orientale, est placée sous la
protection de l'UNESCO[2]; elle est inchangée
depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses
céramiques est un des symboles caractéristiques
de Fès. Elle possède la plus grande médina du
monde. Son rayonnement international passé en
fait l'une des capitales de la civilisation
arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad,
Cordoue, Grenade..., Tlemcen.
Une vue panoramique de la Médina de Fès
Selon une légende, le nom de la ville viendrait
de la découverte d'une pioche (arabe : فأس [fa's],
pioche) à l'emplacement des premières
fondations.
Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder,
il faut rentrer par la grande porte, à la fois
visible et voilée, du sacré. Car Fès est un
sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les
soufis, ces initiés de l'islam, l'ont toujours
appelée: la Zaouïa. Le voyageur qui venait de
loin savait qu'en arrivant aux portes de la
ville, c'est à son fondateur et à son saint
patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité.
Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.
Beaucoup de fassis connaissent encore par cœur
ce que les chroniqueurs rapportent comme étant
les paroles, lors de la prière inaugurale, du
saint : « Ô Dieu, Tu sais que je n'ai pas
construit cette ville par vanité, par désir de
renommée ou par orgueil. Mais je voudrais que tu
y sois adoré, que Ton Livre y soit Lu et Ta Loi
appliquée tant que durera le monde. Ô Dieu,
guide vers le bien ceux qui y habitent et aide
les à l'accomplir, voile à leurs yeux l'épée de
l'anarchie et de la dissidence… »
Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une
capitale politique et intellectuelle du Maroc,
était devenue un centre de rencontres et
d'échanges. On rapporte que Sylvestre II
(Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y
séjourna dans sa jeunesse pour y faire des
études à la suite desquelles il introduisit les
chiffres arabe en Europe. Maïmonide, médecin et
philosophe juif, y vécut également quelques
années durant lesquelles il enseigna à la
Quaraouiyine. L'œuvre de ce philosophe est une
merveilleuse illustration de cette symbiose de
la culture judéo-islamique qui avait prévalu en
Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès. |
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Etymologie
La ville de Fès est une des premières villes
construites par les musulmans au Maroc. Avant
l'arrivée de l'Islam, les populations berbères
ne connaissaient pas de préférence pour la
gauche ou la droite. Les gens pouvaient manger
avec la main gauche ou la main droite sans
problème. Ceux qui avaient embrassé l'Islam ne
mangeaient qu'avec la main droite et
n'employaient que cette main droite pour saluer,
etc. Il y a de la baraka dans tout ce que nous
accomplissons avec la main droite. Etant donné
que la ville de Fès a été construite par ceux
qui appliquaient les régles de l'Islam;
particulièrement la préférence de la main droite
à la main gauche. La population de la région
appelait la communauté habitant Fès : Les
droitiers en berbère : I Fasiyen qui veux dire
les droitiers. Ti Fasiyin qui veux dire les
droitières. Les habitants de cette ville sont
toujours appelés I Fasiyen. Un habitant de Fès
s'appelle : A fasiy (le droitier), et une
habitante de la ville s'appelle : Ta Fasiyt (la
droitières). |
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Histoire
Fondation
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Entrée du mausolée d'Idris II dans le
souk de Fès (Maroc) |
La ville « Médina Fès » a été
fondée par Idrîs Ier en 789 à la place de
l'actuel quartier des Andalous. En 808, Idris II
fonde « al-Aliya » sur l'autre rive de l'oued de
Fès. Al Aliya se développe très vite et devient
une véritable ville avec mosquée, palais et
kisariya (halle, marché).
Les sources d'eau vitales aux alentours de Fès,
qui avant même sa fondation étaient connues et
louées en chanson, ont sans aucun doute été un
critère important lors du choix de l'emplacement
pour la future métropole.
Les évolutions suivantes sont dues à deux vagues
successives d'émigration : à partir de 817 - 818
s'installent dans la ville fondée par Idrîs Ier
près de 800 familles andalouses expulsées par
les Omeyyades de la ville espagnole de Cordoue.
Peu de temps après environ 2 000 familles
bannies de Kairouan (fuyant les persécutions des
Aghlabides) s'installent sur l'autre berge. La
mosquée universitaire «Quaraouiyine» fondée au
IXe siècle devient l'un des centres spirituels
et culturels les plus importants de l'époque.
Son influence se fait ressentir jusque dans les
écoles de l'Espagne islamique et au-delà vers
l'Europe et elle est connue pour être la plus
ancienne université au monde.
Les nouveaux arrivants apportent avec eux aussi
bien un savoir-faire technique et artisanal
qu'une longue expérience de la vie citadine.
Sous leur impulsion, Fès devient un centre
culturel important et après la fondation de la
mosquée universitaire Quaraouiyine le cœur
religieux du Maghreb.
Fès se trouve à un emplacement particulièrement
avantageux, au croisement de routes commerciales
importantes, au cœur d'une région naturellement
généreuse avec des matières premières précieuses
pour l'artisanat (pierre, bois, argile). Ceci
lui permet de se développer très rapidement. Fès
se trouve notamment sur la route des caravanes
allant de la Méditerranée à l'Afrique noire en
passant par la grande ville commerciale
Sijilmassa (disparue au XVIIe siècle) dans la
région de Tafilalt.
Moyen Âge
Au Xe et XIe siècle, la ville de Fès est prise
par les Maghraoua. Fès sera le théâtre de
Bataille entre les tribu Zénètes Maghraoua et
Banou Ifren pour sa gouvernance.
Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen
Âge, détruisant le mur qui les séparait. Fès
perd son rôle de capitale avec la fondation de
Marrakech et Tlemcen par la dynastie almoravide
au XIe siècle mais le reprend en 1250 grâce à la
dynastie mérinide. Sous leur règne, la nouvelle
ville El Medinet El-Beida (la ville blanche) est
fondée en 1276 ; elle est équipée de remparts,
de palais et de jardins. Elle est rapidement
connue sous le nom de Fès Djedid (la nouvelle
Fès) en opposition à Fès el Bali (la vieille
ville). La population juive qui se trouvait aux
alentours du palais est forcée de partir et le
Mellah (quartier juif) se forme dans l'ancien
quartier de la garnison des archers syriens. Au
début du XIVe siècle (apogée de l'art
hispano-mauresque), la ville connaît une forte
croissance. L'université Quaraouiyine est alors
connue mondialement. Grâce aux caravanes allant
jusqu'au port de Badis dans le Rif, Fès est en
permanence liée à l'Espagne islamique et à
l'Europe. En 1471, la ville tombe aux mains de
la dynastie Beni Wattas qui fonde le royaume de
Fès.
XVI - XVIIIe
siècles
En 1522, Fès souffre d'un tremblement de terre
qui détruit la ville en partie. Dans les années
qui suivent, de nombreux bâtiments sont
reconstruits, restaurés ou remplacés par des
nouveaux. La dynastie des Saadiens prend la
ville en 1554 mais choisit Marrakech comme
capitale. À la fin du XVIIe siècle, avec les
débuts de la dynastie alaouite, Moulay Ismail
choisit Meknès comme nouvelle capitale. Il
installe à Fès une partie du clan des Udaia qui
l'avaient aidé à gagner le pouvoir. Après sa
mort (1727), les Udaia se révoltent, ils ne
seront chassés de la ville qu'en 1833 par Abd
al-Rahman. Moulay Abdallah, le successeur de
Moulay Ismail, fait de Fès son lieu de résidence
et fait rénover ou nouvellement construire
mosquées, écoles (madrasas), ponts et rues, les
rues de Fès Djedid sont pavées.
XIXe siècle
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La porte de Bab Bou Jeloud à Fès |
Au XIXe siècle, les deux
anciennes parties de la ville sont reliées à de
nouvelles constructions comme le palais
bouloudjoubou. Jusqu'au début du protectorat en
1912, Fès est la capitale du Maroc.
Le protectorat
français et l'indépendance
C'est à Fès que le traité de protectorat
français et espagnol (pour le Nord du pays ainsi
que le Sahara Occidental) est signé le 30 mai
1912. Moins de trois semaines après la
signature, des émeutes éclatent dans la ville.
Rabat est déclarée officiellement capitale du
Maroc, Fès reste cependant un important lieu de
résidence royale et un centre culturel,
artisanal, commercial mais aussi politique. L'istiqlal
(Parti de l'Indépendance) est établi à Fès par
Allal El-Fassi. Beaucoup des initiatives pour
chasser l'occupant français partent de Fès. En
1944, est rédigé le manifeste pour
l'indépendance dans une maison de l'ancienne
médina, aujourd'hui place de l'Istiqlal. La
ville sera l'objet d'émeutes dans les années
1980 et début 90.
Sous la direction de Lyautey et d'après les
plans de l'architecte Henri Prost, une nouvelle
ville se développe dans les environs de Dar
Debibagh au sud de Fès Djedid. Si elle fut dans
un premier temps le quartier résidentiel des
européens, la « ville nouvelle » a continué à se
développer comme ville arabe moderne avec de
nouveaux quartiers de villas. Les autorités,
institutions et entreprises de services s'y sont
installées. |
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Démographie
La ville de Fès compte actuellement environ 1
050 000 habitants et se divise en trois parties
:
Fès el-Jedid : Edifiée au XIIIe siècle par les
Mérinides, elle est une cité administrative et
royale où le Roi aime à se rendre pour marquer
la solennité d'un évènement ou l'importance
d'une décision.
Fès el-Bali : Le plus vieux quartier, édifié par
les Idrissides.
Fès el-jedid et Fès el-Bali forment la médina de
Fès, faisant partie du patrimoine mondial de
l'UNESCO.
Fès ville nouvelle (Dar Dbibegh) : construite
par les français au temps du protectorat. C'est
dans cette partie de Fès que se rencontrent
modernité et tradition.
La Médina de Fès abrite actuellement une
population de 156 000 habitants. |
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Géographie
Topographie
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Climat
Fès est située près du Moyen Atlas, à
l'intérieur des terres ; elle bénéficie d'un
climat méditerranéen mais fortement mâtiné de
continentalité et subissant l'effet de versant
des montagnes (plus de précipitations, vents
froids). Le froid hivernal rappelle très souvent
la neige abondante du Moyen Atlas à 60 km au sud
de la ville. Cela se traduit par une forte
amplitude thermique. L’hiver peut, en fonction
de l'altitude, s’avérer très rigoureux. On dit
qu'il neige à Fès un an sur deux ou un an sur
trois.
Le voyage y est possible toute l'année, mais le
printemps (avril et mai) et l'automne
(mi-septembre à fin octobre) sont les deux
saisons les plus agréables, comme pour
l'ensemble du pays d'ailleurs. En avril, les
températures moyennes maximales sont de 18°C et
les minimales de 8°C. En septembre, les
minimales sont voisines de 15°C, tandis que les
maximales dépassent légèrement les 27°C.
L'été, les températures moyennes maximales
montent jusqu'à 35°C. Mieux vaut sortir le matin
et le soir pour profiter de la diversité des
paysages de la région.
Enfin, l'hiver est, comparativement aux régions
littorales ou méridionales, froid. Cependant, il
paraît beaucoup plus doux que celui des régions
de l'Oriental, du Rif ou de l'Atlas.
Climat de Fès
| mois : |
J |
F |
M |
A |
M |
J |
Jt |
A |
S |
O |
N |
D |
| Températures (en °C) |
-3 |
4,8 |
8,7 |
13 |
17,4 |
35 |
43 |
42,3 |
30,95 |
14,9 |
8,9 |
5,9 |
| Précipitations (en mm) |
69 |
73 |
79 |
54 |
32 |
10 |
4 |
6 |
19 |
43 |
101 |
87 |
|
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Économie
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| Tannage du cuir à Fès |
Fès a eu beaucoup de mal à s'adapter au
basculement économique du pays vers la côte
atlantique et en particulier vers le rectangle
Rabat-Casablanca. Si de nombreuses familles de
ahl fes ayant bénéficié d'une éducation ont
acquis d'éminents postes dans les entreprises
(Casablanca surtout) et surtout dans
l'administration (Rabat), le retour vers Fès a
peu été envisagé.
La ville est connue pour avoir été quelque peu
négligée pendant un moment, entre autres par
souci d'équilibre avec les autres centres du
pays en plein boum mais aussi pour son côté
frondeur : les infrastructures manquent (routes
et système d'adduction d'eau en particulier),
les commerçants vont ailleurs : Casablanca-Rabat
mais aussi la côte nord (de Tanger à Oujda),
grâce certes au fameux trafic de hachich mais
aussi par l'effet "détaxe" des enclaves
espagnoles et du marché longtemps avide de biens
de consommation qu'était l'Algérie socialiste.
L'exode rural des campagnes alentour est immense
: la ville a doublé ou triplé de population,
principalement par l'arrivée de paysans.
Fès se réoriente progressivement vers deux
secteurs:
l'agricole : Fès joue ainsi le rôle de centre de
collecte: la plaine du Saïs, ancien lac asséché,
est très fertile et la montagne constitue un
environnement favorable à certaines productions
maraîchères et fruitières absentes dans le reste
du pays (fruits rouges...).
le tourisme (voir plus bas). en plein boum. le
choix des autorités est de se lancer sur un
secteur plus "culturel" que la grande rivale
Marrakech, et donc sur une clientèle plus aisée.
Elle est ici concurrencée sur ce secteur par
Essaouira.
Ce qui manque à Fès:
le fait d'être maintenant à l'écart des
véritables centres et axes économiques du pays
(la côte de Tanger à Marrakech).
peu de centres de formation valables: si la
quaraouiyine est un bel emblème, elle ne forme
pas de cadres et encore moins de techniciens
valables.
le passé prestigieux et lettré est en soi un
handicap, car il déforme la hiérarchie des
valeurs: à Fès, mieux vaut être un fonctionnaire
au "ministère" qu'un commerçant ou un
industriel.
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Culture
La maison de la culture Agdal en centre ville
comporte une salle de théâtre de de concerts,
des salles d'exposition et une bibliothèque. La
Galerie Mohamed Kacimi, construite par l'État et
gérée par la ville propose des expositions d'art
contemporain. C'est aussi à Fès que l'atelier de
production et de formation de L'appartement 22
est développé par Abdellah Karroum. Ces sessions
ont donné lieu à des productions pour la radio
culturelle R22.
Universités
Des informations de cet article ou section
devraient être mieux reliées aux sources
mentionnées dans la bibliographie.
Améliorez sa vérifiabilité en les associant par
des références.
L'université AL Quaraouiyine à Fès est
certainement la plus importante dans l'histoire
de la ville. Elle est l'emblème de la ville et
son architecture est un des meilleurs
représentant du style arabo-andalou (9). Son nom
est issu de la communauté des 2000 familles
urbaines kairouanaises (de kairouan) qui s'était
installée et avait fondé le nouveau quartier
dans la ville (voir plus haut).
Fondé au IXe siècle, elle a eu dès le départ
bénéficié d’une Mosquée et d’une université. À
ce titre, elle peut postuler au titre de la plus
ancienne université du monde, ou en tout cas le
plus vieil établissement d'enseignement.
Comme toutes les université de Moyen Âge (Europe
chrétienne ou occident et orient musulmans),
elle a d'abord été théologique puis, comme la
théologie définit le droit, juridique. Elle a
également joué un rôle de préservation et de
diffusion de la langue arabe (linguistique,
grammaire, rhétorique) et de traduction de
textes (hébreu, grec, latin vers l'arabe). Elle
est aussi une bibliothèque de manuscrits.
Ce rôle juridique a aussi une fonction
essentielle: par son rôle d'archives (héritage
en particulier) elle a aussi eu une fonction de
compilation et de point de référence des
lignages familiaux. Or, ces derniers ont un rôle
essentiel dans l'affirmation des grandes
familles de la ville (voir la bataille
éditoriale sur ce même site à propos de cet
article). Elle a donc permis d'établir certains
droits et titres.
Sur les plans théologique et juridique, elle a
été le point nodal de la doctrine malékite.
Cette doctrine ou rite a aujourd'hui une
extension importante: en gros toute l'Afrique de
l'ouest musulmane jusqu'aux pays haoussa au
Niger et Nigeria (certains inclus, d'autres
non).
Plusieurs figures de proue de cet enseignement
sont à citer:
Abou Amrane El Fassi (430 H: 1009 C)
jurisprudence malékite au sein de l’université
de Kairouan (actuelle Tunisie) et Al-Azhar (le
Caire, Egypte).
Abu Ali Al Kali : littérature, de Cordoue
Sabek Al Matmati : poésie, venu de Damas
le Cadi Abu Bakr Al Arabi enterré à Fès fut le
disciple de Abi Hamed Al Ghazali en orient avant
de publier ses ouvrages au Maroc et en
Andalousie.
Ibn Ajroum Annahoui (723 H: 1302 C) grammaire, à
Fès, lequel a été commenté au Caire et Bagdad,
traduit et publié en Europe (8).
Un apport important de l’université Al
Quaraouiyine à la société marocaine et aux
sociétés arabo-islamiques est l’édification de
la personnalité islamique, de l’identité
religieuse et de la mémoire sociale.
L'université Sidi Mohammed Ben Abdellah est une
université moderne fondée en 1975. On y compte 9
établissements en pleine relance dotés
d'installations de qualité : bibliothèques,
amphithéâtres, laboratoires, salles de
conférences, équipement multimédia :
Faculté de Médecine et de Pharmacie
Faculté des Sciences
Faculté des Sciences Juridiques, économiques et
Sociales
Facultés des Lettres et des Sciences Humaines
Faculté des Sciences et Techniques
École Supérieure de Technologie
École Nationale des Sciences Appliquées
École Nationale de Commerce et de Gestion |
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Tourisme
Ces dernières décennies, le tourisme n'a cessé
de se développer (1 million de visiteurs par an)
et est devenu un important facteur économique.
Fès propose des manifestations culturelles
telles que le Festival de Fès des musiques
sacrées du monde au courant de juin de chaque
année. De nombreux étrangers se sont installés à
Fès et ont ouvert des maisons d'hôtes.
Monuments
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Place es-Seffarine |
Mosquée El-Qaraouiyyîn
Palais Batha
Médersa Bou-Inania
Foundouk des peaussiers
Mosquée Ech-Cherabliyyîn
Musée Nejjarîn des Arts et Métiers du bois
Médersa El-Attarîn
Mosquée des Andalous
Médersa Es-Sahrij
Borj Nord
Dar el-Makhzen
Dar Anebar
Fès, capitale
spirituelle
Capitale culturelle et spirituelle du Maroc, Fès
est une ville millénaire. En la parcourant, on
peut facilement se laisser emporter à travers
son histoire, grâce à ses nombreuses mosquées,
médersas, fondouks, fontaines et salles
d'ablution, jardins historiques, murailles et
remparts, portes fortifiées, mellah et
synagogues, manufactures, mausolées, palais et
riads, places et souks. Des Idrissides aux
Alaouites, des Andalous aux Juifs, toutes les
dynasties et tous les peuples ont laissé leur
empreinte sur la ville. Ces dernières années de
nombreux monuments ont été restaurés, comme la
médersa El-Attarîn, la médersa Bou-Inania (XIVe
siècle), la Magana (une horloge hydraulique
unique au monde) et la bibliothèque de la
mosquée Quaraouiyine. Cette dernière possède de
très rares manuscrits écrits par de célèbres
savants comme Ibn Rochd (Averroès) ou Ibn
Khaldoun. Appelés "monuments verts" les jardins
du palais Batha, construit au XIXe siècle par le
sultan alaouite Moulay Hassan Ier et celui du
Riad Moqri datant du début XXe siècle ont
retrouvé leur végétation. Aujourd'hui la médina
est le principal pôle d'attraction. Les centres
de cultures contemporaines y manquent
cruellement. Toutefois, quelques centres
culturels et galeries voient le jour : le Centre
culturel municipal Agdal (près de la place
Florence) compte une salle de spectacles et une
galerie d'expositions, la Galerie Mohammed
Kacimi. |
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Transports
La ville possède deux gares ferroviaires ONCF :
la gare de Fès-Ville est en cours de
construction en lieu et place de l'ancienne
gare, devenue trop petite ; elle est reliée à
toutes les gares principales du Maroc. La gare
de Fès-Médina est sur la ligne reliant Fès à
Oujda.
La ville a sur son territoire l'Aéroport
international de Fès - Saïss qui la relie à
l'Aéroport international Mohammed V - Nouasser
de Casablanca et aux aéroports de Paris et à
ceux d'autres villes françaises et européennes.
la ville de fes est reliée au reseaux
autoroutier du royaume est verra en l'an 2010 sa
liaison avec l'est par l'autoroute de oujda une
fois réalisée.
Le parc de la régie autonome de transport urbain
de fès (RATF) possède un parc assez jeune, et
dessert toute la ville et sa périphérie. |
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Sport
Clubs de football
La ville possède deux principaux clubs ;
Le Maghreb de Fès qui évolue en Botola
Le Wydad de Fès qui évolue en Botola.
Autres clubs
Il existe de nombreux autres clubs sportifs
appartenant à des disciplines variées telles le
basket-ball, tennis, handball.
Infrastructures
sportives
Stades
Complexe Sportif de Fès (45 000 places,
football, athlétisme)
Stade Hassan II (10 000 places, football)
Salles couvertes
Salle du 11 janvier (4 000 places, basket-ball,
handball)
Salle Tajaâmouti (2 500 places, basket-ball,
volley-ball)
Salle Mernissi (1 000 places, basket-ball) |
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