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Économie
Articles détaillés : Économie du Maroc et Liste
d'entreprises marocaines.
La Maroc est la cinquième puissance économique
d’Afrique. Il est la deuxième puissance
économique maghrébine après l'Algérie. Le taux
de croissance du Maroc était en 2008 d'environ
6,5 %.
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Indicateur |
En 2006 |
En 2007 |
En 2008 |
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Produit
intérieur brut en milliards de dollars
US |
65,64 |
74,41 |
85.21 |
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Croissance du PIB (prix constants) |
7,8 % |
2,7 % |
6,5 %* |
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PIB par
habitant en dollars US |
2.151* |
2.422* |
2.901* |
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Taux
d'inflation |
3,3 % |
2 % |
3,9 %* |
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Sources : FMI - World
Economic Outlook Database |
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(*) Donnée estimée (1)Banque mondiale |
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Atouts et points forts
Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut
fort au regard de la moyenne africaine. Celui-ci
avoisinait en 2008 les 85,2 milliards de
dollars, soit 9 % du PIB global du continent. Le
Maroc est en outre appelé à consolider ce point,
compte tenu de la croissance d'une moyenne de 8
% annuelle depuis l'accession au trône du
souverain Mohammed VI en 1999. Cette croissance
demeure néanmoins variable et volatile car
tributaire des résultats des campagnes agricoles
courantes. C'est toutefois cette caractéristique
qui permettra sans doute au Maroc de bénéficier
d'une croissance importante en 2009 au vu des
singulières précipitations s'étant abattu sur le
royaume durant l'hiver 2008/2009.
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Logo de la Bourse de Casablanca |
La proximité du Maroc avec le
continent européen a bénéficié à l'économie
nationale dans la mesure où cette dernière a
très largement profité des nombreuses
délocalisations effectuées par les entreprises
européennes. Depuis le début des années 2000, le
Maroc a mis en place une politique fiscale
attractive en matière d'offshoring, à tel point
que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en
troisième position dans la progression des
emplois créés par le secteur de l’offshoring,
derrière l’Estonie et la Chine. L'exemple le
plus typique en la matière est celui des centres
d'appel. On peut aussi évoquer l'exemple
aéronautique. Le Maroc a toujours su profiter de
sa façade maritime double. Néanmoins, la
construction du port de Tanger Med en 2004 a
indéniablement constitué un tournant en termes
de politique maritime. Construit entre la ville
de Tanger et l'enclave espagnole de Ceuta, au
niveau de l'embouchure de l'Oued Rmel, le port
se situe à 15 km de l'Espagne continentale. En
2012 ce complexe portuaire devrait pouvoir
traiter 8 millions de conteneurs, ce qui ferait
de lui le plus grand port africain en termes de
transport de marchandises. La zone franche
adjacente devrait entre autres abriter la
nouvelle usine Renault.
Malgré les récentes contre-performances
consécutives à la crise financière de 2008, la
Bourse de Casablanca consolide son statut de
deuxième place boursière africaine derrière
celle de Johannesburg et devant celle du Caire. |
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Chômage
Le taux de chômage au Maroc est principalement
estimatif, il varie entre 9 % selon les chiffres
officiels (HCP, ministère du travail) et 15 %
selon des sondages indépendants. L’absence d’une
prime de chômage et d’un organisme recueillant
le nombre de chômeurs à une date précise ne
permet pas un recensement du nombre de chômeurs
effectifs. Faut-il encore préciser que les
données communiquées par les sources officielles
ne tiennent pas compte de la notion du
sous-emploi qui touche un pourcentage important
des travailleurs dans les secteurs de
l’agriculture, la pêche maritime, le bâtiment,
les travaux publics et le tourisme, personnes
qui ne travaillent pas d’une façon permanente et
stable. L’économie dite non structurée échappant
à la fiscalité empêche des centaines de milliers
de travailleurs d’avoir leur sécurité sociale et
leur système de retraite comme c’est le cas des
travailleurs dans les petites entreprises
familiales ou personnelles, des gardiens de
voitures, les femmes de ménages, les concierges,
les vendeurs ambulants, les vendeurs sur
trottoir, le commerce illégal des produits de
contrebande et de cigarettes, la mendicité, le
transport clandestin…). Il en est de même du
travail de milliers d’enfants moins de 15 ans
dans des ateliers exerçant dans les secteurs de
l’artisanat, de la menuiserie, de la mécanique,
de la peinture, de l’alimentation…etc. Aussi, un
nombre indéfini de « petites bonnes » poussées
par leurs familles pauvres à travailler dans les
ménages à moins de 500 Dirhams (50 euros) par
mois, exploitées 24/24 et 7/7 et démunies de
toute protection sociale. La CNSS (Caisse
Nationale de Sécurité Sociale) ne couvre que 3.5
millions d’affiliés sur une force de travail
d’environ 12 millions de personnes en âge de
travail. La situation de l’emploi a souffert
pendant les années 1970-80 d’événements internes
et externes bouleversants : l’augmentation des
naissances des familles marocaines, l’avènement
des chocs pétroliers, la baisse de la parité du
Dirham, le plan d’ajustement structurel...
autant d’événements qui ont touché les
équilibres financiers de l’État et par
conséquent la baisse des dépenses
d’investissement et de promotion de l’emploi.
Les émeutes sociales des années 1981, 1984 et
1990 n’étaient pas en marge de cet ensemble
d’événements successifs. L’Europe, vue sa
proximité, a constitué depuis les années 1970
une soupape pour l’absorption de la pression
sociale et démographique marocaine. Plus de 3
millions de marocains, 10 % de la population, y
vivent et travaillent, soit théoriquement une
moyenne de 100000 personnes expatriées par an
sur un période de 30 ans. Le marché de l’emploi
au Maroc subit un désordre dans la répartition
des revenus et un manque de contrôle de l’État,
l’écart entre le salaire minimum garanti par
l’État (2000 Dirhams : 200 Euros) et celui du
ministre (70000 Dirhams : 7000 Euros) est
exorbitant, soit 37 fois le salaire minimum. Le
syndicalisme est légalisé par la constitution,
mais ne joue pas un rôle important dans
l’amélioration des conditions des travailleurs.
Ses interventions sont souvent théâtrales et
marquées par le caractère de chantage et de
supercherie. La gestion aléatoire et répressive
du dossier des diplômés chômeurs pendant plus de
dix ans prouve l’existence d’une mauvaise
gestion et un manque de visibilité du ministère
de tutelle. Depuis l’alternance politique en
1997, l’économie marocaine s’est ouverte
progressivement avec le démantèlement des droits
de douanes, les privatisations, la réforme du
secteur bancaire, la réforme du code de travail,
la création de zones industrielles, la promotion
fiscale, les grands chantiers de travaux publics
et d’infrastructures… donnant ainsi un certain
dynamisme au marché de l’emploi. Depuis le début
du millénaire, la situation de l’emploi a connu
une nette amélioration par rapport aux années
1990, mais l’offre de l’emploi n’arrive pas à
couvrir toutes les catégories des demandeurs
d’emploi, et ne touche pas certaines régions
pauvres du royaume. La mise en place récente des
agences nationales pour la promotion de l’emploi
et des compétences (ANAPEC) ainsi que
l’instauration d’une assurance maladie
obligatoire (AMO) couvrant les affiliés de la
CNSS et leurs familles, viennent renforcer les
efforts de l’État entrepris pour l’amélioration
de ce constat. |
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Le chanvre
Le phénomène de trafic de drogue au Maroc est
d’autant plus inquiétant que le royaume est le
plus grand producteur mondial de cannabis.
Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre
d’affaires du marché du haschisch qui est évalué
à 10 milliards d’euros. Aussi, 88 % du kif en
circulation en Europe provient du Maroc ainsi il
serait le premier pays exportateur de drogue au
monde.
Le chanvre consommé en Europe est issu à hauteur
de 88 % de la région du Rif, une région
montagneuse située dans le nord du Maroc, aux
portes de l'Europe.
D'un point de vue économique, le cannabis est la
seconde ressource nationale du Maroc après le
trafic de cocaïne qui vient de Colombie ou de
Bolivie[réf. nécessaire]. Le Maroc est ainsi le
premier producteur mondial de haschich.
Le chanvre serait cultivé dans le Rif depuis le
VIIe siècle, soit depuis plus d'un millénaire.
Le kif, historiquement consommé au Maroc est un
mélange de cannabis et de tabac brun finement
haché, et typiquement fumé avec une longue pipe
à petit foyer appelée sibsi. |
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Tourisme
Le Maroc a accueilli en 2008 un total de 7,88
millions de touristes, en hausse de 13 % par
rapport à l’année précédente, générant quelque
115 milliards de dirhams de recettes (+16%),
selon le ministère du tourisme marocain qui a
publié comme dessus, des statistiques et des
chiffres officiels pour l'année 2008:
Les principaux indicateurs touristiques en 2008:
Arrivées aux postes frontières : 7 878 639 de
touristes
Nuitées dans les établissements classés : 16 461
517 nuitées
Capacité d'hébergement (en lits) : 152 936 lits
Taux d'occupation des chambres : 45 pour cent
Recettes voyages (en Dirham MOR) : 56 598
Milliards MAD
La ville de Marrakech est la première ville
touristique du Maroc. En 2008, la ville
possédait une capacité d’hébergement équivalente
à 44 394 lits devant Agadir avec 28 605 lits
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La Ménara de Marrakech |
Et voici la capacité d'hébergement classée (en
termes de lits)en 2008:
Marrakech : 44 394 lits
Agadir : 28 605 lits
Casablanca : 12 762 lits
Tanger : 7 431 lits
Fès : 7 224 lits
Ouarzazate : 7 006 lits
Rabat : 4 812 lits
Tétouan : 4 359 lits
Meknès : 3 139 lits
Essaouira : 3 322 lits
Autres : 29 882 lits
Total :152 936 lits
Villes impériales du Maroc
Riad du Maroc
Artisanat marocain
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Transport
Article détaillé : Transport au Maroc.
Le Maroc comptait en 2007 68 550 kilomètres de
routes dont 69 % étaient goudronnées. Le réseau
routier est généralement considéré comme de
qualité satisfaisante bien qu'étroit et
partiellement surchargé. Le PNRR2 (Programme
national de routes rurales) envisage la
construction de 15 500 kilomètres de routes
rurales supplémentaires à l'horizon 2015 afin de
faire passer le taux de désenclavement rural de
54 % à 80 % à cette même échéance..
La consolidation du réseau de voies rapides est
considérée comme une priorité nationale. Avec
665 km effectivement praticables, il est déjà un
des plus dense en Afrique.À l'horizon 2015, il
devrait compter 1 804 km et desservir les villes
d'Agadir et Oujda, respectivement 6e et 7e ville
du pays.
Le développement des infrastructures routières
au Maroc devrait aussi passer par le
renforcement du réseau de voies express,
alternatives intéressantes aux autoroutes
puisque moins coûteuses. Le réseau qui ne
comporte à l'heure actuelle que 333 km de voies
en service devrait être étendu à plus de 960 km
d'ici 2012, permettant ainsi de relier des
villes telles que Tiznit, Essaouira, Ouarzazate
(via Taroudant à l'horizon 2015) ou encore Nador
(avant que cette dernière ne soit reliée par
Autoroute et chemin de fer à Taourirt).
A contrario, le chemin de fer a longtemps pâti
au Maroc du manque de volontarisme de la part
des pouvoirs publics. L’ONCF, entreprise
publique chargée de l’exploitation du réseau
ferroviaire marocain semble cependant avoir
repris son destin en main. Les infrastructures
actuelles (1 907 km au total dont 1 022 km de
ligne électrisée et 600 km en double voie, le
reste étant en voie simple) devraient être
augmentées de deux lignes de TGV :
la Ligne Atlantique reliant les villes de Tanger
et d’Agadir via Kenitra, Rabat, Casablanca, et
Marrakech et ce à l’horizon 2030 (Tanger -
Marrakech sera effectif d’ici la fin 2015)
la Ligne Maghrébine reliant les villes de Rabat
et Oujda en desservant l’axe Fès - Meknès (à
l’horizon 2030).
Outre ces projets structurants, l’ONCF a procédé
à l’achat de nouvelles rames et envisage de
relier des villes telles que Nador et Beni
Mellal.
Le transport aérien marocain a connu un
véritable boom. Le Maroc compte désormais 25
aéroports et l’aéroport Mohammed V était en 2008
le 3e aéroport africain en termes de trafic. Le
trafic international a bondi en 2007 de plus de
17 %, ce qui représentait une des plus fortes
progressions à l’échelle internationale. La
Compagnie aérienne nationale, la Royal Air Maroc
est à l’heure actuelle la deuxième Compagnie
aérienne africaine derrière South African
Airways. En marge du groupe Royal Air Maroc, le
Maroc compte deux compagnies aériennes privées
que sont Jet4you (propriété à 100 % du groupe
TUI) et Regional Airlines.
Liste des autoroutes du Maroc
Les projets autoroutiers |
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Opérateurs de
télécommunications
IAM
Meditel
Wana |
| |
Services privés de
télécommunications, appels VOIP
Telemaroc
Les chiffres du secteur en 2007 :
Téléphonie mobile : 21 412 000 abonnés
(pénétration : 69,43 %) ;
Téléphonie fixe : 2 761 783 abonnés (pénétration
: 00,95 %) ;
Internet : 7 550 000 abonnés ;
Télévision numérique par ADSL : 2155 abonnés. |
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